Sur sa face nord (clocher-porche) le premier niveau de la tour est percé d'une autre porte que celle du porche . Celle-ci de petite taille ,s'ouvre sur une tourelle où se loge un escalier à vis tournant sur la droite ,éclairé de quatre étroites fenêtres. Son mode de couverture est une coupole hémisphérique assistée .l'escalier est constitué de marches de grès dur, conçues chacune d'une seule pièce . Les cinquante premières marches donnent accès à une première salle et les vingt suivantes aboutissent à l'ancienne salle des cloches . (I cauwel)
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L'orgue et la tribune.
Fait de chêne ,tilleul et sapin ,le buffet en chêne mouluré prend la forme d'une caisse massive recevant la console en fenêtre. Au-dessus de celle-ci se déploie ,sur trois travées concentrées, l'étage des tuyaux constitué d'une tourelle semi-circulaire centrale flanquée de plates faces convexes.
La tourelle projetée par les plates-faces ,se prolonge en un culot pendant . Reposant aux courbes du plan des trois travées, l'entaillage des plates-faces suit une ligne sinueuse ,l'ensemble des travées des tuyaux constituant un appendice saillant pourrait être le réemploi d'un positif du 19 ème siècle. La console ne dispose que d'un clavier transpositeur en tilleul,les tuyaux sot en étain et en sapin . Manufacture de grande orgue et d'harmonium ; Felix Van den Brande : 16 rue de St Geoffroy . Amiens .....médaillon de porcelaine sur console : 1937. l'orgue construit entre 1933 et 1937 . L'instrument et le buffet ont été réalisés à partir d'éléments du 19 ème siècle ,tel le sommier , la mécanique , les boiseries de l'étage de la tuyauterie provenant : d'Arnold Heiderreiche .
La tribune : sous le large arc-doubleau ,appareillé en tiers-point, qui sépare la tour de l'église, est montée une tribune d'orgue . Elle est soutenue par deux poutres et deux colonnes corinthiennes . Déjà en 1844, l'abbé Bernard décrivait cette tribune . celle-ci ne remonte pas au-delà du XVIII ème siècle . (I Cauwel)
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Les fonts baptismaux . (Font = fontaine) Placés dans l'angle formé par le mur du collatéral nord et celui de la façade occidentale , les fonts baptismaux du XII ème siècle ont été classés monument historique le 11 mai 1897. Ils mesurent 1 m de haut pour une largeur de 92 cm . La cuve carrée en pierre bleue de Belgique mesure quant à elle 92 cm de côté pour une hauteur de 22 cm et une épaisseur de 12 cm. Les quatre angles de la face supérieure sont ornés de feuilles de trèfle stylisées de façon différente pour chacun d'eux. Quant à la face latérale ,elle est formée de feuilles lancéolées en relief ,pointe en bas . Cette cuve repose sur une partie médiane ,sur un monolithe en pierre calcaire du pays , ayant 32,5 cm de diamètre dans le fût. Les angles sont supportés par des par des colonnettes ,également en calcaire dur, ornées à la partie supérieure de "dent de loup" et de feuilles variées pour chaque colonnette : leur diamètre est de 19 cm Selon G . Cappe de Baillon ,ces colonnettes d'angle ont été refaites au XIX ème siècle ou début XX ème puisqu'il rapporte que la cuve était primitivement portée par cinq colonnettes ,celle plus massive que les autres est la seule d'origine qui reste aujourd'hui . Le tout repose sur un socle de calcaire d'un mètre carré de surface pour une épaisseur d'une vingtaine de centimètres. A chaque angle est sculpté un masque en plan incliné ayant l'aspect de figures égyptiennes. D'après le docteur Camus ,nous trouvons des fonts baptismaux ainsi composés aux églises de St-Evroult (Oise) ,de Vermand près de St Quentin et de Zedelghem près de Bruges . Ces derniers représentent à leur base les masques assez semblables.
(I Cauwel)
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La console Louis XV
Console en bois sculpté à plateau de marbre noir veiné de blanc qui mesure 0,75 m de haut sur 1 m de sa plus grande largeur ,profondeur de 0,60 m . Ce meuble provenant de la famille Thilliez-Grégoire d'Avesnes-le-Comte était situé autrefois à droite de la porte d'entrée de la sacristie . classé monument historique le 11 mai 1892. (pas de photo)
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Le confessionnal .
Adossé au mur du côté nord ,le confessionnal en chêne clair ,daté de la seconde moitié du XVIII ème siècle ,classé lui aussi . Il mesure 3,82 m de hauteur .
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La statuette reliquaire de St Nicolas
La statuette ciselée en argent par un orfèvre d'Arras du XVI ème siècle ,haute d'environ 22 cm ,cette figurine pèse 600 grammes ,l'évêque debout vêtu d'une chape, coiffé d'une mitre et auréolé : la mitre est ornée de filigranes et de grenats . Les fanons et le chaperon sont gravés respectivement de fleurs de lys et d'ananas. D'une main il tient une crosse délicatement ciselée ,de l'autre ,il bénit . Dans le saloir disposé à sa gauche se tiennent trois personnages tonsurés, traités de manière très réaliste . Le tout repose sur un socle ajouré de baies en arc brisé outrepassé auquel s'adapte un cylindre de verre, enchâssé dans une monture de métal travaillée avec goût . Au bas de la robe et sur un socle sont incrustés trois poinçons .Le rat : qui est la marque de la ville d'Arras au XVI ème siècle .Le F :qui est la lettre de l'année du premier alphabet de Jurande employé à Arras ,après l'application en 1507 de l'édit de Philippe le Beau . (tout les ans en octobre ,elle est enregistrée à l'échevinage . F. pour 1512 -1513 ) La lettre gothique est surmontée d'une couronne qui représente le poinçon de l'orfèvre. Ces poinçons attestent l'attribution de cette œuvre au XVI ème siècle voir 1512-1513. Selon la tradition ,les trois enfants dans le saloir ,sont les trois donateurs du reliquaire au patron de leur paroisse d'Avesnes,le comte .Saint-Nicolas, qui les a ramenés miraculeusement de Brisgau(1) où ils étaient en captivité, jusqu'à leur village. Cette statuette reliquaire à été classée monument historique le 11 mai 1897 . Elle avait figuré à l'Exposition universelle de 1867 où elle obtint une médaille de bronze à l'église de Napoléon III empereur .
(I Cauwel)
(1) Brisgau ; Région d'Allemagne traversée par le Rhin ,au pied de la Forêt-Noire. Le Brigau fit partie du duché de Souabe .
Légende ou réalité ?:
Il y a bien longtemps , à une époque où la guerre sévissait dans le pays ,les habitants d'Avesnes-le-Comte et la garnison du château succombèrent . Le pays était ruiné par des guerres antérieures ,la ville fut frappée d'une contribution énorme par des vainqueurs et fut impuissante à se libérer à l'échéance . Tant pis pour les vaincus ! A défaut d'argent, on prit des otages et les trois principaux personnages furent emmenés .Tel était l'amour et la vénération qu'ils inspiraient que leur enlèvement fut un deuil public et la population en était inconsolable . Mais peu après survint une effroyable maladie (la peste selon la tradition )qui sévit sur une grande partie des habitants et en enleva un nombre considérable . Cet événement fit une diversion complète à la pensée des trois captifs et leur rançon oubliée ,les exposa à une captivité dure et prolongée. Il arriva donc que ces pauvres, laissés après avoir attendu bien des années leur délivrance ,las de compter sur la sollicitude de leurs concitoyens ,s'adressèrent au puissant pontife dont les autels d'Avesnes proclamaient l'efficace invocation . Or les hymnes qui ,dès l'enfance ,s'étaient gravés dans leurs souvenirs ,retentissaient dans leur cachots comme autrefois sous les belles voùtes de leur église et plein de confiance , ils repassaient dans leurs mémoires les belles légendes qui charmaient leurs jeunes années. La distance et les fers n'avaient point fermé leurs cœurs aux pieux usages . L'un d'eux, surtout saint vieillard ,dont toute la vie avait été un hommage continu au culte de St Nicolas ,après bien des nuits passées ,les larmes aux yeux,à implorer le patron vénéré ,se sent brusquement emporté et ,après une douce secousse ,il se retrouve sur une place publique d'Avesnes . Plein de joie ,le vieillard se lève et parcourt la grande rue ,en répétant un seul mot : "Oubli ! Oubli !" Le peuple se ressouvient, plus riche par le bénéfice de quelques années de paix ,il retrouve et offre de suite au captif aimé sa rançon et celle de ses compagnons de captivité . Les otages rendus au bonheur des êtres et des lieux chéris ,se procurent à grand prix le bijou image de leur libérateur et le déposent sur ses autels .
(I Cauwel)
Cette légende est du reste renforcée par la présence dans l'église d'un vitrail représentant un gentilhomme tenant la statue de St Nicolas et à ses pieds sont rivés par les chaînes de la captivité .
Pendant la Révolution française, la statue de St Nicolas fut sauvée des "pilleurs et briseurs de statues" . L'on dit qu'elle fut sauvée grâce au courage d'une jeune fille du nom de Jeanne Godard qui garda notre statuette d'argent sous le bas de son jupon au péril de sa vie. (Ledru)
Elle est haute de 23 cm environ , exactement 22,2 cm . Hauteur du socle : 0,045 , Hauteur de la statue : 0, 177 , Grande largeur du pied : 0, 101 , Petite largeur du pied : 0,060 , Hauteur totale de la crosse : 0,192 , Hauteur de la volute : 0,035 , Hauteur du nœud : 0,024 , Longueur de la thèque : 0,072 , Diamètre du grand cercle : 0,036, diamètre du petit cercle : 0,020 , Hauteur de la cuve personnages compris : 0,045 . poids : 600 grammes . La statuette se compose de trois parties détachables : le saint, la thèque Le socle . En outre les bandeaux de la maîtresse sont mobiles . Le travail est d'une finesse remarquable, surtout sur la crosse , la mitre et le nimbe . La thèque parait avoir contenu quelques ossements . L'ouverture qui en a été faite par M. Van Drival et l'abbé Lefin n'a permis de trouver que de la poussière enveloppée dans un morceau de soie , le tout accompagné d'un phylactère de parchemin sur lequel on ne voyait plus que les caractères illisibles . (source Dr Camus )
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L'ornement rouge .
Le bel ouvrage daté du XVI ème siècle se compose de la chasuble de velours rouge à croix de velours vert brodée et du voile de calice de velours violet , les motifs sont brodés à l'aiguille à la soie de couleur (peinture à l'aiguille) réhaussés de fil d'or et d'argent , les coloris en sont délicats et donnent une impression de relief extraordinaire , les figurines elles-mêmes, quoique petites, sont très vivantes . Le motif de la chasuble peinture seule mesure 23 cm de haut et 18 cm de large . Il représente la résurrection , le Christ sort du tombeau , portant un oriflamme de la main gauche . En avant un garde endormi , un autre est debout ,mis sur la défensive , et un troisième s'enfuit épouvanté. Le motif du voile du calice ,à peu près rond , mesure 13 à 14 cm , il représente aussi la résurrection , bien que le dessin soit plus petit , les détails sont plus fins , plus observés que les motifs de la chasuble . Le tombeau en travers est ici plus travaillé que le précédent : le Christ tient une croix , il est auréolé d'un soleil flamboyant au lieu d'être nimbé .En avant ,un garde apeuré se tient à genoux, à droite, sur un même plan ,un second garde agénouillé se couvre de son bouclier .Classé monument historique le 11 mai 1897 . (I Cauwel)
(Photo à venir)
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Statue de St Sébastien
Cette œuvre du XVIII ème siècle à été volée la nuit du 29-30 mai 1979 . Statuette en bois polychrome qui mesurait 0,95 m de hauteur . Le marbre sur lequel elle était appuyée mesurait 1,05 m . Selon Cappe de Baillon ,elle avait été achetée en 1803 à la confrérie d'Arras .
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Statue de ste Barbe .
Cette statue en bois polychrome du XVI ème siècle à été malheureusement elle aussi volée cette même nuit du 29-30 mai 1979 , à l'église . Classée monument historique le 11 mai 1897 ,elle mesurait 1,20 m de hauteur , d'une seule pièce ,elle était parfaitement conservée bien qu'ayant été longtemps exposée aux intempéries qui lui avaient enlevé la plus grande partie des couleurs qui la recouvraient. Cette statue avait été acheté à la fabrique de Barly-Fosseux vers 1860 par Lefin , le doyen de l'église . (I Cauwel) __________________ Le cadran solaire .
La travée sud extérieure sur la gauche au-dessus de l'entrée de l'église , porte un cadran solaire entouré des signes du zodiaque. Il a été exécuté en 1869 par Victor Sy .
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Ex voto ,maître d'autel et autre .
Inauguration d'un ex-voto en l'honneur de Notre Dame de Boulogne-sur-Mer qui sera exposé en commémoration des relations qui unissent l'église d'Avesnes-le-Comte au Christ's Collège de Liverpool. De même l'autel Notre-Dame, érigé en 1787 à été remplacé par l'actuel maître d'autel de style carolingien à la date de consécration des voûtes .. Aussi ,on inaugura à cette époque ,un ambon pour la proclamation de la parole ; une grande croix en fer forgé ,avec le Christ, la Sainte Vierge et saint Jean ,en laiton coulé . Des chandeliers et des flambeaux en fer forgé . Au fond du hall travée sud une statue de Notre-Dame de Lourdes offerte par un ancien prêtre, l'abbé Jean Bouveur . En 1978, de nouveau, on remplace les anciennes chaises par des bancs . Deux statues de noyer on été offertes à l'église . Placées de chaque côté de l'entrée du chœur, l'une dédiée à saint Nicolas, patron de la paroisse à été installée le 6 décembre 1986 ,jour de la St Nicolas , tandis que l'autre, dédiée à St Sébastien, fut placée en 1987 . Elles ont été remplacées à l'heure actuelle et déposées à la tribune ......................
ex voto
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La litre
Lorsque le maréchal-duc de Lévis mourut en 1787 ,on entoura l'église d'une litre funèbre à ses armes , d'or à trois chevrons de sable ,avec sa devise. "dieu ayde au second chrestien Levis " Ce travail fut exécuté par un artiste avesnois nommé Heudes .
Litre : Lorsque mourait le seigneur du village ,au XVI ème siècle ,on décorait l'église avec une large bande peinte en noir sur laquelle on ajoutait les armoiries du personnage .
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Le tableau de Saint-Sébastien.
Tableau du XVIII ème siècle , porte la légende St Sébastien dédié A la nouvelle confrérie .
Il y a à Avesnes-le-Comte deux confréries d'archers de Saint-Sébastien qui existent toujours : la plus ancienne, instituée par lettres patentes de Charles le Quint du 27 février 1548 (voir 1540)et la nouvelle ,fondée en 1822 . Le tableau doit être antérieur à cette dernière date ; on l'aura alors seulement orné de son inscription .
_______________________ La chaire Genre Louis XV , provient de l'église de Givenchy-le-Noble. Elle fut payée 45 francs par Mr Vilman . Cette chaire a disparu aujourd'hui .
__________________________ La crédence de la chapelle Saint-Nicolas A droite de l'autel de St Nicolas se trouve une crédence assez bien conservée mesurant 128 centimètres de haut sur 91 centimètres de largeur et 27,5 cm de profondeur . Il n'y a pas de piscine . Ces crédences , sortes de niches pratiquées dans le mur , de préférence du côté de l'Épître, étaient destinées à recevoir les burettes contenant le vin et l'eau destinés au sacrifice divin . La piscine servait de perte pour les eaux qui avaient servi au "lavabo" . classé monument historique en même temps que l'ornement rouge .